10 juin 2010

Je m'en vais en sachant que rien n'est vrai

Alors voilà, les mots qui suivent sont probablement les derniers que je vais écrire sur ce blog. Je suis en séminaire de lundi à vendredi, puis samedi je prends le train pour Berlin. Au moment où j'écris ces mots, je suis profondément triste. J'ai mal parce que j'aime encore Wiebke mais que je me rend compte tout doucement que ça ne peut pas continuer comme ça, que ça ne peut pas marcher, que de l'aimer ne fait que creuser les blessures que j'avais pourtant cru panser à ses côtés. Elle ne me voit pas, ne pense qu'à son bien être et m'utilise dans ce but là, peu importe comment moi je vais, peu importe les répercussions que celà a sur moi. Pourtant le plus fragile des deux, c'est bien moi, celui qui a besoin de soutien, c'est moi. Aujourd'hui heureusement j'ai été occupé à travailler sur un projet artistique pour Berlin, ce qui m'a occupé l'esprit et occulté ma peine. Mais ce soir, putain, j'ai mal. Mal du fait que soudainement depuis 2 semaines elle se soit mise à m'ignorer. Une fois de plus, sans explication, sans raison. Certainement juste qu'en ce moment elle n'a pas besoin de moi. Elle repointera le bout de son nez quand elle me trouvera de nouveau une utilité dans sa vie. Dans une des chansons du disque, je la traite de connasse. Elle mérite de bien plus méchants qualificatifs que ça parfois, je crois.  A certains moments, je l'ai sincèrement détestée. D'ailleurs, c'est grâce à elle que j'ai compris que parfois détester quelqu'un ce n'est en fait qu'un moyen de cacher son amour.

A propos du disque, l'accueil pour le moment est plutôt mitigé, et pour être honnête ça me fait un peu de peine aussi. Je sais que je l'ai cherché, que j'ai fait un truc trop pointu, mais bon secrètement j'espérais quand même que ça puisse trouve un écho chez les gens, mais visiblement pas tellement.

Voilà, il y a à la fois tellement et si peu à raconter. La conclusion de tout ça est que je pars enfin pour Berlin très bientôt, essayer de tout reconstruire. Je pars en étant en souffrances. Je pars le coeur très lourd. Au moment où je pars, je n'ai aucune estime pour moi même, je me trouve incapable de quoique se soit, pas aimable, pas séduisant... je  pars avec en tête l'idée que si j'avais pu choisir entre moi et autre chose, j'aurais choisi autre chose. Je pars la tête basse et le dos vouté parce que je porte sur mes épaules tout l'amour d'un orchestre. Je pars avec le besoin profond de trouver quelqu'un qui m'aidera à (sup)porter tout cet amour qui me fait couler au fond du grand bassin. Je pars en étant un mort-vivant. Je pars pour réapprendre à sourire, réapprendre à vivre. Je pars, et j'espère ne jamais revenir.

Posté par Guillaume_Vertov à 23:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Je m'en vais en sachant que rien n'est vrai

  • coucou les bloggeux !
    Je vais très souvent découvrir vos billets et la je me suis décider à laisser un ptit commentaire.
    Je juge que les billets sont très bien soignés et enrichissants, c'est un bonheur de vous lire.
    Continuez comme cela le plus longtemps possible !
    Une bonne année !

    Posté par plombiercolombes, 03 janvier 2011 à 12:49 | | Répondre
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