01 avril 2010

Pas que

J'étais en train de dire à Justine que d'habitude pour pâques j'achetais des chocolats à Amélie, j'étais en train de lui parler d'un oeuf géant Barbapapa, quand soudain mes joues sont devenues humides. Des larmes. Pas vu venir. Sûrement de me rendre compte qu'aujourd'hui je n'ai plus personne à qui offrir du chocolat. Je n'existe plus vraiment. Je ne sers plus à rien. Ma psy non plus ne me sert à rien, alors je vais arrêter d'aller la voir et advienne que pourra.

Mon coeur est lourd. Et chaque jour c'est dur, voire très dur. Je n'ai toujours pas de futur concret, ça traine, ça me stresse, me ronge même.

Mon disque est bien avancé, 12 chansons terminées, 5 en chantier et d'autres qui ont déjà été éliminées. Je suis content parce que j'ai créé un groupe ce qui fait que rien ne se fera sous mon nom, et je me sens mieux comme ça. En plus je suis dans les temps, chose que je n'aurais jamais crue possible, du coup le disque sera probablement terminé comme prévu à la fin du mois. 

Et sinon j'écoute beaucoup Bright Eyes, je me retrouve dans ce que Conor Oberst chante, chuchote, hurle.

Posté par Guillaume_Vertov à 23:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Pas que

  • c'est pour toi que tu dois exister, pas pour les autres ni au travers des autres. Avant de servir les autres, sers toi, prends ce qu'il y a à prendre, la musique, le cinéma, la vie... Où peut on écouter ton groupe?

    Posté par Amélie, 10 avril 2010 à 16:23 | | Répondre
  • Amélie, tu sais... Non justement, et je dis ça sans aucune méchanceté, mais tu ne sais pas. Tu ne sais pas ce que j'ai vécu ces derniers mois et tu ne peux pas l'imaginer. Je suis doucement en train de revenir de très loin, différent, changé, avec notamment une grosse cicatrice qui fait que la solitude qui a été ma meilleure amie pendant des années et des années et désormais devenue insupportable. Plus rien n'a de valeur à mes yeux si je n'ai pas celle que j'aime ou des amis proches à mes côtés avec qui partager. Je préfère passer 1 semaine à Calais avec elle ou eux plutôt que de partir seul pour la destination de mon choix. C'est comme ça, pour le moment j'ai encore besoin que l'on me porte, que l'on m'entoure. Je ne m'étendrai pas plus puisque je ne souhaite toujours pas parler publiquement des choses que j'ai choisi de ne pas écrire sur ce blog ces derniers mois.

    A propos du groupe pour l'instant le seul moyen de l'écouter c'est d'être au bon endroit au bon moment, mais peut être que les chansons d'"I'm too sad to tell you" vont être mises en ligne prochainement dans le cadre d'un projet artistique plus large avec des gens de Berlin.

    Posté par Guillaume, 30 avril 2010 à 00:34 | | Répondre
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