13 janvier 2010

On se connaissait depuis peut être 1 heure lorsqu'en me fixant avec ses grands yeux bleus elle m'a dit "toi tu es un mec brisé, complètement brisé. Tu es comme un miroir, je veux dire, bien sûr on peut te réparer mais tu seras jamais comme avant". Ce qui est bien avec l'accent québécois c'est qu'il est tellement sympathique que même la plus sexy des filles semble abordable. Elle était tellement belle que je ne pouvais m'empêcher de la regarder marcher dans les rues de Porto. Et son accent tellement marrant que je lui parlais comme si elle était un pote, j'arrêtais pas de dire des conneries, et chaque fois qu'elle rigolait je prenais ça pour un encouragement. N'empêche que cette phrase qu'elle m'a balancé entre 2 salves de rires était d'une incroyable justesse. Oui, je suis brisé, cassé, ce que tu veux princesse et à vrai dire je ne m'en sors pas vraiment. Je me suis fait poignardé par surprise par la seule personne au monde à qui je m'étais ouvert. Elle ne savait pas tout de moi, car j'aurais eu trop peur de la perdre en lui donnant un accès illimité à toutes les pièces, mais aujourd'hui encore personne ne me connaît mieux qu'elle.

Puis Wiebke est arrivée. On se connaissait de loin depuis février mais je ne l'aimais pas tellement. Sauf que ce soir là quand elle a accompagnée Fleur dans sa visite nocturne, j'étais complètement détruit, plus aucun système de protection, le coeur à nu. Alors elle s'y est installé, certainement juste par curiosité. Sauf qu'on ne s'installe pas dans un coeur juste par curiosité, et encore moins dans le miens. Quelque chose a commencé à se tisser entre elle et moi, prenant rapidement une ampleur inattendue, nous avons été heureux côte à côte, à tel point qu'à un moment donné elle s'est mise à douter, à devenir presque aussi faible qu'une fille amoureuse, à me dire parfois qu'elle avait peur de me perdre. Puis du temps est passé, elle a repris sa route et chacun des pas qu'elle fait désormais loin de moi est un coup de cutter supplémentaire. Certains sont plus violents que d'autres, mais tous font mal. Je crois que j'ai peur de ne plus jamais retrouver cette complicité, cette simplicité, ce sentiment de bien-être. A moins que tu ne veuilles m'épouser petite fée ? Non, ne me ne réponds pas, je vois dans tes yeux que tu es une démolisseuse de coeur. Comment ça, non ? Es tu bien sûre ? Peut être ? Ah, tu vois. Ne nous embrassons pas, je suis tellement détruit que même ça je ne pourrais pas.

Et aujourd'hui, j'imagine qu'elle doit être en train de briser un coeur Québecois pendant que moi je m'accroche, je sais que 2010 est l'année d'un nouveau départ à l'étranger. Hier on m'a proposé de partir travailler 1 an en Amérique du Sud jusque mars 2011. J'ai refusé mais ça confirme le fait que je vais avoir de belles opportunités. Et c'est ça qui me maintient la tête hors de l'eau, cette perspective de m'en aller de nouveau. Et la présence de Katrin aussi.

Posté par Guillaume_Vertov à 22:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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