01 novembre 2009
La -superbe ?- route
Je viens d'écouter "La route", ma chanson préférée du dernier album de Da Silva, et il a chanté que "la roue finira par tourner", j'espère qu'il a raison. Et sinon comme je crois pas avoir été très clair là dessus, je tiens à écrire noir sur blanc que le dernier album de Benjamin Biolay est vraiment formidable. Voilà, c'est fait. Sur ce, cette fois j'y vais pour de vrai.
Bye
Réponses aux questions du dernier post : 1) Gouffre immense, 2) Pour longtemps. Je viens de me prendre ma deuxième énorme claque dans la gueule de l'année, et c'était presque aussi inattendu que la première fois. La différence c'est que cette fois je suis seul pour l'affronter, terriblement seul, il n'y a plus Fleur derrière la porte d'en face, il n'y a plus Katrin pour fabriquer avec moi des objets en carton. Et il n'y a plus Wiebke...
Je vois pas trop comment je vais m'en sortir. J'ai décidé de partir bientôt, d'abord je reçois mes amis de Rouen mercredi. Pour eux c'est une soirée de retrouvailles, pour moi se sera une soirée de bye bye. Je ne vais plus écrire sur ce blog, en tout cas pas tant que ça ira aussi mal que là. A quoi bon radoter chaque jour que je crève et que chaque minute de vie à venir me semble insupportable. Peut être qu'un jour je reviendrais dire que ça va mieux, si c'est le cas. J'aurais bien fini cet article en disant "si dieu le veut", mais ça non plus, je n'y crois pas.
30 octobre 2009
Putain c'est le bordel
Hier j'étais persuadé que je venais enfin de trouver le bon chemin, qu'il serait encore long, soit, et probablement un peu tortueux, certes, mais que c'était le bon chemin. Mais finalement je viens de me casser la gueule de nouveau, et tout est si flou que je ne sais pas si je suis tombé dans une flaque d'eau ou dans un gouffre aux allures d'infini... Tout ce que je peux savoir pour le moment c'est que ça fait mal, mais pour combien de temps ?
28 octobre 2009
La douleur m'éventre mais je ris dès que je peux
Mon pressentiment était juste, elle m'a téléphoné avant hier. Et hier aussi mais assez tard, je n'y croyais plus et étais déjà couché même si je n'arrivais pas à m'endormir. Je restais joignable, au cas où, mais sans trop y croire. Je m'étais dit que passé 00h35 il n'y avait plus aucune chance pour qu'elle me contacte. Elle l'a fait à 00h34... Longue discussion jusque 2h, discussion compliquée, profonde et douloureuse. Je vais probablement l'entendre de nouveau ce soir. La journée risque d'être longue en attendant.
Ce midi, j'ai revu mes ex beaux parents. J'avais tout préparé pour faire bonne impression. Hier soir, pas trop d'alcool, ce matin réveil, rangement, ménage. Et puis coup de chance, bien que douloureuse, la discussion d'hier avec Wiebke m'a fait du bien, du coup j'étais prêt à jouer le jeu, renvoyer l'image de celui qui va bien. Je suis convaincu à 100% que si elle leurs demande, ils diront à Amélie que je suis en forme. J'avoue m'être épaté moi même, car même quand j'ai vu mes amis ces dernières semaines, je n'étais pas aussi convaincant, surtout sans avoir bu.
En tout cas ça m'a fait plaisir de les revoir, je les aime bien. J'ai juste été surpris que sa mère me parle de ce réalisateur qui m'a prêté son appart' en août. Soit disant c'est moi qui leur avait dit dans un mail, mais j'ai vérifié, non. J'ai senti que sa mère savait plus de choses que ce que j'avais pu leur dire à certaines de ses attitudes, réactions. Et elle m'a aussi parlé des nouveaux disques de Brigitte Fontaine et Benjamin Biolay (à qui j'ai emprunté le titre de cet article), ça m'a fait plaisir, je me suis dit qu'il reste au moins un petit quelque chose de mon passage.
26 octobre 2009
Et je sors
J'ai finalement reçu les quelques mots que j'attendais hier, j'ai même eu plus que ça, j'ai eu sa voix, et des photos de sa nouvelle chambre. J'avais tellement envie de la serrer dans mes bras, de lui caresser les cheveux, de parcourir son cou.
Aujourd'hui, pas grand chose. J'ai d'abord flâné, puis très vite traîné dans les rues de Rouen après que son fantôme se soit invité près de moi. C'était dur. La mélancolie m'a mouillé les yeux, le manque d'elle m'a plombé le coeur. En rentrant j'ai fini ma bouteille de get 27, puis je me suis couché, il était autour de 16h30. Depuis 3 jours mes nuits débordent de cauchemars, je dors peu et mal, alors je suis assez fatigué.
En me réveillant je me sentais mieux. J'étais serein, convaincu que ce soir elle m'appellerait à nouveau avant de s'endormir. Elle ne se couche jamais avant 23h, en général c'est même plutôt autour de minuit, donc pour le moment il est trop tôt pour savoir si mon pressentiment était juste, mais à vrai dire, avec le temps qui passe, je suis de moins en moins confiant, je suis même assez anxieux.
Plus tard j'ai parlé avec Katrin, c'était sa rentrée aujourd'hui et ça va pas fort. Elle aussi est en train de tout remettre en question, à commencer par ses études. Elle me fait part de ses doutes sur ses choix, parle d'un certain sentiment de solitude et du chaos dans sa tête. Je sais ce que c'est. Elle sait que je sais. Pour l'instant elle s'accroche. Nous sommes donc maintenant 3 à en être là, à douter de tout, questionner nos choix, s'interroger sur nos vies. Étape normale à cet âge là ? Nous aurait-on caché l'existence d'une crise de la vingtaine ? Ou est-ce juste que je suis contagieux ?
25 octobre 2009
Regarder les minutes, puis les heures qui passent, et toujours aucune réponse de sa part. Il suffirait de mots, juste quelques mots pour changer le cours de ma journée. A chaque instant ils peuvent arriver. Mais pour le moment ils n'arrivent pas. Je me demande ce qu'elle fait, ce qui peut l'occuper si longtemps, tant que ça. Et est-ce qu'elle pense à moi ?
Et je me demande aussi pourquoi, pourquoi sont-elles venues me voir un soir dans ma chambre, comme ça, Fleur et cette fille que je connaissais à peine et que je n'aimais pas tellement, cette fille allemande un peu étrange, Wiebke pas Wimke ? Et pourquoi est-elle revenue par la suite, plus tard, seule ? Revenue de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps, jusqu'à rester là, dans ma chambre, puis en moi. Je voudrais bien la faire sortir, mais je n'y arrive pas. Rencontrer quelqu'un d'autre ? A vrai dire, les autres filles ne m'intéressent pas.
24 octobre 2009
Difficile
Par l'intermédiaire de Katrin, une amie Allemande, j'ai l'opportunité de faire un concert en Allemagne, j'ai pas trop compris où, mais c'est un endroit où on parle français puisqu'il n'est pas question que je joue mes chansons écrites en anglais, mais celles que j'enregistre en ce moment, mes chansons en français. C'est assez drôle quand même, rien que l'idée d'aller jusqu'en Allemagne pour présenter mon disque. Je suis pas très sûr de le faire, je lui ai dit que je lui donnerai une réponse quand le disque sera terminé, mais à l'instant j'ai assez envie de tout laisser tomber, d'abandonner ça aussi, je me sens à bout de force.
Hier j'ai revu Pierrot, ça faisait 10 mois. A chaque fois que je vois ce mec, je me dis qu'une fois de plus je m'étais complètement planté quand je l'ai rencontré, sous ses allures de branleur un peu grossier se cache un mec vraiment bien, beaucoup plus intelligent que ce qu'il veut bien montrer. Il m'a manqué. On se revoit d'ici 10 jours. Et demain je sors à nouveau, mais seul cette fois. On verra.
J'ai pas la force d'écrire plus. C'est dur. Elle me manque terriblement. J'ai enfin réussi à écrire ce que j'ai à lui dire, le quatrième essai aura été le bon. Certainement un tournant. Une fois qu'elle aura entendu mes mots, on décidera ou pas de mon départ pour l'Allemagne.
21 octobre 2009
La seule fille sur terre
Hier, retour de l'électricité dans mon appart après 6 jours. Bien. Je fais un peu de rangement, puis je décide de boire un truc. Allons pour une vodka orange. Je me dirige vers le frigo de nouveau opérationnel, et finalement, avant d'en ouvrir la porte, je fais demi-tour pour aller regarder l'heure sur mon portable. 15h10. Pas vraiment une heure appropriée pour une vodka orange, alors je décide de m'occuper, je range encore, je passe l'aspirateur, puis je pars faire quelques courses. Comme à chaque fois, j'achète de l'alcool. Aujourd'hui get 27, hier malibu coco. De retour de courses, première vodka orange pour le goûter, il est 16h30. Puis une deuxième.
Deux heures plus tard je retrouve un camarade pour une pinte dans le pub Irlandais où l'on se retrouvait avec Amélie il y a quelques années. Il dit que j'ai changé et confirme pour Gainsbarre. La semaine prochaine quand il sera revenu on refera un truc, plus long, qui finira plus tard. Lui aussi vient de tout laisser tomber. On se ressemble sans le chercher. Je lui ai dit qu'il était un peu Beigbeder.
Gainsbarre... pas Gainsbourg, mais Gainsbarre... Je pense que c'est exagéré, mais au moins je pense. Je m'enlaidis je trouve. Et Fleur qui me demande le plus sérieusement du monde dimanche dernier, alors qu'on traîne à Pigalle, si je vais voir des prostituées. Non.
Je me demande l'image que je renvoie aux gens autour de moi. Je me demande ce qu'Amélie en dirait, ça reste la personne qui me connaît le mieux. Et en même temps, je ne veux pas qu'elle sache à quel point j'ai coulé, et que le premier missile, c'est elle qui l'a envoyé. Et ça tombe bien, car elle ne veut pas savoir non plus je crois, ou j'ai cru comprendre. Je pense qu'on aurait pu être de bons amis, qu'on avait des choses à s'apporter. Mais elle n'avait pas envie.
Arrivé chez moi, je réchauffe 2 friands dont le goût et la texture ne manquent pas de me rappeler l'époque de la cantine scolaire. Ensuite je goûte ce malibu coco premier prix. Pas terrible. Puis j'appelle Wiebke, sa voix est douce, elle a l'air heureuse de m'entendre. Elle vient de m'envoyer un mail via facebook. Elle me fait comprendre que ça lui ferait plaisir que je lui réponde pour qu'elle me lise avant de se coucher. Ok. Finalement un peu plus tard elle se reconnecte furtivement le temps de me demander s'il serait possible qu'elle m'appelle via skype quand elle ira se coucher, elle a envie de m'entendre. 3/4 d'heure plus tard elle m'appelle, elle est couchée. On discute un peu, puis je lui dit qu'il est temps pour elle de dormir, il est déjà tard. Alors une fois encore je la berce avec quelques mots jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Je me sens bien. Je voudrais pouvoir accompagner mes mots de gestes. Elle me manque, mais je ne lui dirais pas, pas cette fois. Je pense à elle, très fort, elle, mon incompréhensible princesse. Je sais qu'elle est capable de ne plus me donner de nouvelles les prochains jours, et c'est pour ça qu'elle est toxique pour moi. Et je suis jaloux de tout, de tout ce qui pourrait faire que je la perde, et j'ai peur de tout, de tout ce qui pourrait faire qu'on se perde.
Daniel Darc - "La seule fille sur Terre"
envoyé par danieldarc. - Clip, interview et concert.
18 octobre 2009
Je brûle
En fait tout est à peu près normal, tout ça c'est moi. J'ai plus mal qu'il y a quelques temps, mais je suis aussi plus vieux, j'ai pris de nouveaux coups, donc c'est peut être normal. Toute cette douleur, c'est la vie. Je ressens, je suis. C'est parfois assez insupportable, mais c'est comme ça. J'ai toujours été dans l'excessivité. Cette fille a juste rallumé l'incendie qui s'était plus ou moins éteint en moi, elle a foutu une bombe dans mon intérieur devenu un peu trop confortable. Et paradoxalement, elle a aussi trouvé la clé pour m'apaiser. Quand je suis avec elle il arrive que je me sente serein comme jamais. Et ça fait du bien. Et puis elle a réveillé ma créativité, je n'arrête plus d'écrire des chansons, parfois grâce, parfois à cause d'elle, hier j'ai même recommencé à dessiner. J'ai aussi déjà tourné 3 vidéos en 4 mois pour elle, là où depuis 3 ans, je n'en faisais plus qu'une chaque année. Je dois être fait pour ces histoires différentes, intenses et destructrices.
J'aurai mal de toute façon, alors peut être que ça vaut le coup d'avoir encore plus mal pour pouvoir ressentir encore un peu, auprès d'elle, le bonheur d'être en vie, même si tout ça ne rime à rien, même si ça finira mal, peu importe, je suis prêt à prendre les risques, et si je dois basculer, je basculerai. Je préfère vivre intensément quitte à exploser en plein vol. Je sais que ce n'est pas bon pour moi, tout le monde me le dit, tout le monde me conseille d'arrêter là. Mais non, je ne crois pas, je n'ai pas envie de me protéger, j'assume les conneries que je peux faire. J'assume de vivre un peu comme un condamné à mort. Aujourd'hui je brûle et demain, je crame... ?
16 octobre 2009
Je suis trop triste pour vous raconter
C'est "drôle", j'ai dessiné cet après-midi la pochette du disque que je ne terminerai peut être jamais, ça s'appelle "je suis trop triste pour vous raconter", et justement, ce soir, j'ai plus la force d'écrire ni d'expliquer car je suis réellement trop triste pour vous raconter...
Just you and me (*)
J'ai marché dans les rues vides et froides de Rouen. La nuit, la ville m'appartient. Je pouvais être moi, triste, profondément triste. Je me suis arrêté sur un des ponts qui enjambe la seine. Tous ces reflets. Cette lumière orange dégueulasse. J'ai chanté plusieurs fois une chanson que j'ai écrite pour elle. J'avais les larmes aux yeux. Ensuite j'ai continué à regarder en dessous de moi. J'ai pensé à deux films que j'aime beaucoup, Dans Paris de Christophe Honoré et Two lovers de James Gray. Je revoyais Romain Duris et Joaquin Phoenix faire le grand saut. J'ai jeté un oeil au ciel, puis je suis reparti triste, toujours aussi triste, et en pensant à elle, toujours autant. J'ai marché encore, jusqu'à découvrir qu'en fait la ville ne m'appartenait pas totalement. J'ai croisé une fille que je connais un peu -c'est elle qui m'avait conseillé de partir en Pologne-, c'était pas prévu. J'avais pas ma carapace avec moi.
- Bah alors qu'est-ce que tu deviens ? On te vois plus... Tu nous manques.
- Heum... oui... non... en fait j'ai un peu arrêté, ça me plaisait plus trop, j'en avais marre.
- Attends... tu ferais pas un début de dépression ?
- Hein...? Mais non, mais non... J'ai des projets bla bla bla bla bla...
Plus tard, je suis allé au cinéma, puis je suis rentré chez moi où je n'ai plus d'électricité. Et hier, j'ai encore fait un peu n'importe quoi, mais ça allait plutôt bien. Aujourd'hui, moins. Je dors pas assez. Un mec que je connais dit de moi que je suis un Gainsbarre. Je sais que dans sa bouche c'est un compliment, et de toute façon je le prends bien. En revanche j'ai encore beaucoup beaucoup de travail à faire sur mes chansons si je veux vraiment mériter ce surnom là. Et pour tout dire, les chansons que j'écris en ce moment n'ont rien à voir avec ce que pouvait faire l'homme à la tête de chou, et c'est pas plus mal, la comparaison serait trop assassine. Je me demande si je vais réussir à terminer le disque sur lequel je planche en ce moment. Me connaissant je dirais non, mais en même temps j'ai réussi à terminer mon projet précédent pour elle, et je crois que je pourrais peut être aussi aller au bout de celui-là si je sens que je suis encore au moins un peu là, près d'elle.
(*)C'est le titre d'une des chansons du magnifique nouvel album de Brigitte Fontaine : Prohibition.
12 octobre 2009
Abandonner
Pour la première fois de ma vie j'ai mené à terme un projet artistique : Tiny Clumsy Ghosts. C'est un projet un peu étrange qui utilise plusieurs supports. On y trouve ainsi des photographies en noir et blanc accompagnées de mots (parfois deux ou trois, parfois des dizaines), un cd de sons et chansons, un de vidéos, et des enveloppes grises dans lesquelles on peut trouver différentes choses, un texte relatant l'histoire d'une relation entre un garçon et une fille simplement au travers de textos, ou bien encore divers petites boules de papiers cachant de petits secrets.
En fait, c'est une histoire de sentiments, avec du noir, du blanc et du gris aussi. C'est un moyen d'apprendre à dompter des fantômes et de dire à une fille très attachante que je l'aime bien. Il n'existe qu'une copie de ce projet, et c'est cette fille qui l'a entre les mains. C'est fragile et maladroit. C'est moi.
Et maintenant que ça c'est fini, rien. J'ai tout laché. Laissé tomber. Je suis physiquement encore en vie. Mais j'ai plus la taille, plus d'appétit. Je me force à avoir quelques projets, histoire de faire semblant qu'il y aura un après. Mais je ne suis pas duppe. J'ai déjà fait le nécéssaire pour protéger Amélie de moi, elle est heureuse et le sera. Je commence à préparer mon départ. J'ai très envie de terminer ce papier virtuel en disant simplement que je suis très amoureux de Wiebke. Je veux que se soit écrit clairement quelque part. Je n'aurais jamais imaginé qu'on puisse être addict à un être humain à ce point là. Et je ne le souhaite à personne, car même si grâce à elle j'ai vécu quelques petits bonheurs immenses, j'ai aussi compris que tout le reste n'avait en réalité pas la moindre importance. Alors je me suis arrêté, je suis descendu du fil et me suis allongé dans le vide.
14 août 2009
Le papier c'est léger - Mathieu Boogaerts
" Je vais rev’nir
C’est vrai
Mais j’ai beau me le dire
J’ai quand même pire qu’une plaie
Plaie
Dans le sourire
15 juin 2009
C'est quoi ce tourbillon, c'est quoi son nom ?
Comme le dit la chanson de Julien Clerc qui passe en boucle en radio en Pologne, depuis quelques semaines maintenant, je ne vis plus, mais je brûle. Mon corps est agité par des tourbillons, des explosions, je suis chambardé, ça tambourine, dedans, dehors... Je suis complètement perdu, confus, je ne veux pas mettre de mots sur tout ça, je me contente de ce flot d'émotions, parfois formidable, parfois insupportable. J'essaye de profiter au maximum car les jours me sont comptés, et c'est pour celà que cette nuit, une fois encore, je n'ai pas dormi, mais j'ai veillé sur son sommeil. Je me remplis la tête et le coeur de ces images, de tout ça. Il y'a quelques semaines, alors que je la connaissais à peine, elle avait débarqué un soir dans ma chambre et m'avait "sauvé la vie"... Désormais je me sens complètement incapable de vivre sans elle. Elle me tient en vie, et elle le fait bien... Je voudrais tant la garder près de moi, tout le temps...
28 mai 2009
J+45 / (presque) Comme avant
Hier a été ma première journée sans larme depuis 44 jours, ma première journée agréable depuis 44 jours. Simplement parce qu'elle m'a contacté hier matin, qu'on a pu discuter, et qu'on a joué au poker par internet, comme avant... Elle a même évoqué, la possibilité qu'on aille ensemble la semaine prochaine voir le film de Lars Von Trier, Antichrist. Je sais très bien que ça peut changer, parce que depuis notre rupture c'est souvent arrivé qu'elle change d'avis, mais en tout cas ça m'a permis de passer enfin une journée normalement. Comme ça fait du bien, juste de pouvoir discuter normalement, de son travail, sa santé, de cinéma etc, juste discuter sans se sentir haït, sans être meurtri, ni violenté. Quant au film de Lars Von Trier, ce n'est pas très romantique, mais ça colle parfaitement avec nous, notre histoire est tellement extraordinaire et hors norme...
Elle a aussi évoqué la possibilité que finalement on continu à se voir après mon déménagement, mais je ne m'emballe pas, je sais à quel point cette affirmation est encore plus fragile que la possibilité d'aller ensemble au cinéma voir le film choc du festival de Cannes.
26 mai 2009
Je désteste les jours où elle ne travaille pas, ça veut dire qu'elle est libre pour d'autres choses, des choses horribles qui me torturent l'esprit et me lacèrent le coeur.
Dans 1h30 je passe un examen à l'oral, examen qui va se dérouler en anglais, comme tous les examens ici, et je ne suis pas du tout en condition pyschologique pour. Le fait qu'elle m'ait laissé un message ce matin sur internet pour me souhaiter bon courage aurait du me faire du bien, mais le fait que celui-ci ait été envoyé à 9h54 -ce qui signifie qu'elle ne travaille probablement pas- me détruit.
J+43 / On n'empêche pas un petit coeur d'aimer...
... de s'auto-miner, s'auto-mutiler, s'auto-détruire...
25 mai 2009
J+42
J'ai le coeur lourd et j'avale des couleuvres.
24 mai 2009
J+41
Ça va tellement mal, que je n'ai plus de mots pour l'exprimer. Cette nuit Wiebke et Fleur sont arrivées au bon moment, elles m'ont sauvé la vie, mais elles ne seront pas toujours là. J'ai fais des crises de tétanie hier. J'en peux plus. Les seuls moments où je sors un peu la tête de l'eau, c'est quand je peux lui parler. Même si c'est souvent très lapidaire et que la plupart du temps je ne la reconnais pas, elle est tellement dure et cruelle. Je ne comprends pas, mais j'espère revenir de France avec des réponses, car sinon je ne pense pas que j'aurai la force de continuer comme ça... Je n'ai plus rien, donc plus rien à perdre, je suis déjà à moitié mort. Je vais me battre, et ça va mal finir pour moi, je le sens, mais c'est comme ça. Je voudrais tant pouvoir prendre soin d'elle, je veux retrouver mon petit poucet et le serrer dans mes bras, je donnerai ma vie pour ça, juste pour la sentir une minute sous mes doigts. Et si c'était possible, juste avant d'aller donner ma vie, je lui glisserais à l'oreille ces quelques verités : "je t'aime, je n'ai aimé que toi, et comme je n'ai pas su faire ce qu'il fallait pour prendre bien soin de toi, c'est normal d'en arriver là, c'est ce qu'il y a de mieux pour toi, pour moi, pour nous...".
23 mai 2009
J+40
Finalement, aujourd'hui je comprends, je comprends comment on en arrive à mourir d'amour, comment on peut se pendre de ne pas supporter qu'elle parte, qu'elle soit heureuse sans soi, qu'elle ait rencontré quelqu'un d'autre. Je ne jamais autant senti la mort en moi, sur ma peau, je crois que depuis longtemps déjà je ne fais que vouvoyer le bonheur, et depuis aujourd'hui je tutoie la mort, vraiment, nous sommes devenus des intimes maintenant.
Sincèrement, j'aurais préféré que se soit la mort qui nous sépare, le mieux aurait été que se soit moi qui crève, évidemment, mais sinon je pense que j'aurais mieux vécu de la perdre par "accident", que comme ça...
