107 ans

10 juin 2010

Je m'en vais en sachant que rien n'est vrai

Alors voilà, les mots qui suivent sont probablement les derniers que je vais écrire sur ce blog. Je suis en séminaire de lundi à vendredi, puis samedi je prends le train pour Berlin. Au moment où j'écris ces mots, je suis profondément triste. J'ai mal parce que j'aime encore Wiebke mais que je me rend compte tout doucement que ça ne peut pas continuer comme ça, que ça ne peut pas marcher, que de l'aimer ne fait que creuser les blessures que j'avais pourtant cru panser à ses côtés. Elle ne me voit pas, ne pense qu'à son bien être et m'utilise dans ce but là, peu importe comment moi je vais, peu importe les répercussions que celà a sur moi. Pourtant le plus fragile des deux, c'est bien moi, celui qui a besoin de soutien, c'est moi. Aujourd'hui heureusement j'ai été occupé à travailler sur un projet artistique pour Berlin, ce qui m'a occupé l'esprit et occulté ma peine. Mais ce soir, putain, j'ai mal. Mal du fait que soudainement depuis 2 semaines elle se soit mise à m'ignorer. Une fois de plus, sans explication, sans raison. Certainement juste qu'en ce moment elle n'a pas besoin de moi. Elle repointera le bout de son nez quand elle me trouvera de nouveau une utilité dans sa vie. Dans une des chansons du disque, je la traite de connasse. Elle mérite de bien plus méchants qualificatifs que ça parfois, je crois.  A certains moments, je l'ai sincèrement détestée. D'ailleurs, c'est grâce à elle que j'ai compris que parfois détester quelqu'un ce n'est en fait qu'un moyen de cacher son amour.

A propos du disque, l'accueil pour le moment est plutôt mitigé, et pour être honnête ça me fait un peu de peine aussi. Je sais que je l'ai cherché, que j'ai fait un truc trop pointu, mais bon secrètement j'espérais quand même que ça puisse trouve un écho chez les gens, mais visiblement pas tellement.

Voilà, il y a à la fois tellement et si peu à raconter. La conclusion de tout ça est que je pars enfin pour Berlin très bientôt, essayer de tout reconstruire. Je pars en étant en souffrances. Je pars le coeur très lourd. Au moment où je pars, je n'ai aucune estime pour moi même, je me trouve incapable de quoique se soit, pas aimable, pas séduisant... je  pars avec en tête l'idée que si j'avais pu choisir entre moi et autre chose, j'aurais choisi autre chose. Je pars la tête basse et le dos vouté parce que je porte sur mes épaules tout l'amour d'un orchestre. Je pars avec le besoin profond de trouver quelqu'un qui m'aidera à (sup)porter tout cet amour qui me fait couler au fond du grand bassin. Je pars en étant un mort-vivant. Je pars pour réapprendre à sourire, réapprendre à vivre. Je pars, et j'espère ne jamais revenir.

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29 mai 2010

Points de suspension

Depuis que mon disque est terminé, je me sens vide. Et démuni. Avant j'utilisais mes douleurs et mes peines pour alimenter mes chansons. Maintenant quand j'ai mal, j'ai mal. Aucun profit à tirer de ma souffrance. Aucun échappatoire possible, plus de fuite, pas de transformation. Souvent quand je l'écoute ça me donne envie d'écrire de nouvelles chansons, de travailler sur un nouveau projet. Le problème c'est que les nouvelles chansons seraient trop semblables à celle que j'ai déjà écrites. Je ne veux pas faire un deuxième disque sur Wiebke, ou pour être plus précis sur ce "nous" là. Si je dois écrire de nouveau sur elle et nous, ça sera un autre "nous", ça sera pour raconter autre chose, sinon ça n'a pas grand intérêt, je crois.

J'ai peur de ne pas réussir à être heureux là-bas non plus.

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27 mai 2010

A l'instant je viens d'acheter mon 4ème livre de la semaine. Et se pose alors une question, pourquoi est-ce que j'achète plus de livres que je n'en lis...?

Sinon, J'ai commencé à faire connaissance avec mes futurs collocs Berlinois. Alors il y a :

- Maja, 22 ans, une blonde platine qui arrive tout droit du Monténégro. Jusqu'à présent elle était joueuse de Volleyball professionnelle, ça se voit à son physique et visiblement elle en a conscience car Maja semble ne pas tellement aimer porter beaucoup de vêtements je dirais... Elle est ici car elle a décidé de quitter son pays pour tenter sa chance à l'étranger où elle pense avoir plus de chances de réussir.

- Et Antonio, 26 ans, un Italien qui a l'air tout à fait sympathique. Il a étudié les arts puis la littérature et parle français. Je pense qu'on peut potentiellement bien s'entendre et qu'il est peut être homosexuel, ce qui serait un point très positif pour moi qui n'aurait du coup pas peur que Wiebke (si jamais ça marche entre nous) tombe amoureuse de lui.

A propos de Wiebke, elle est restée célibataire, comme moi. A chaque fois qu'on se parle au téléphone elle fait référence à "quand on se verra", me demandant de lui faire penser à ramener ceci, ou me parlant d'un tel, "comme ça je le connaitrai déjà un peu quand on ira lui rendre visite". J'aime quand elle dit ça, même si en fait ça n'engage à rien. Tout va s'enchainer très vite désormais. Dans une semaine je saurai pour quels masters elle a postulé, et où, ce qui voudra déjà dire beaucoup. Puis ensuite le séminaire en France auquel je dois participer à la demande de l'association qui m'embauche, puis emménagement à Berlin. Et si elle le veut bien, dès lors je prendrai soin d'elle du mieux que je peux, Wiebke.

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20 mai 2010

Il y a quelques jours j'ai rêvé de mon ex belle mère. Souvent je pense à mon ex beau père. Il y a 1 an, lorsque j'ai commencé à me rapprocher de Wiebke et alors qu'il n'y avait pas encore la moindre ambiguïté entre nous, elle m'avait dit que je ne perdais pas juste une personne, mais une seconde famille. Je me rends compte que ça n'était pas totalement faux. Et 1 an après avoir perdu la personne la plus importante de ma vie et donc ma seconde famille, je suis chez mes parents pour encore quelques jours, à assister au spectacle de ma famille qui se disloque. En seulement 1 année j'ai perdu tous mes points d'ancrage et j'ai appris ce qu'était la solitude, la vraie. J'espère un jour réussir à construire ma propre famille. Mais à vrai dire je crois que je ne suis plus du tout prêt pour ça. Cette fois je ne veux pas aller trop vite, je veux prendre mon temps. Si jamais ça marche avec Wiebke à Berlin, je ne veux pas qu'on s'installe ensemble avant la fin de mon contrat, c'est à dire pas avant 1 an. Voilà de quoi j'ai envie, je veux partager mon temps libre, mes week-ends, mes vacances, avec la fille que j'aime (si elle veut bien de moi), mais pas vivre ensemble. C'est pas que je ne veuille pas vivre avec elle, à mon avis j'en aurais vite envie, c'est juste que c'est mieux pour moi d'apprendre à prendre mon temps, d'apprendre à vivre seul, d'apprendre à moins me rendre dépendant des gens que j'aime. Voilà.


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09 mai 2010

Il y a quelques jours, je sais pas pourquoi, j'ai cherché le profil facebook d'Amélie et je l'ai consulté. Après coup, je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai fait ça, qu'est-ce que ça pouvait bien m'apporter? Probablement juste de la curiosité, je ne sais pas. En tout cas ça n'a servi à rien, ah si, peut être juste à me rendre compte que rien de ce que je voyais ne me blessait, ce qui est déjà bien. Ah oui, ça m'a aussi donné l'idée d'ajouter Diastème à ma liste d'amis, Diastème qui est l'écrivain à qui je dois le titre de ce blog et que j'avais moi même fait découvrir à Amélie en lui offrant le roman... 107 ans, puis en l'invitant à aller voir la pièce de théâtre La tour de Pise. Un beau souvenir.

Et sinon, j'ai eu Wiebke au téléphone mercredi soir, et une fois de plus, en raccrochant, je me sentais bien comme rarement. Sensation d'euphorie, de légèreté, cette fille est une fée, vraiment. J'ai aimé nos discussion, le ton de sa voix, posé, souriant et parfois taquin. J'ai particulièrement aimé la manière dont elle a dit "will we hear each other again soon?" juste avant que je ne raccroche. Du coup j'ai rêvé de nos retrouvailles, on se serrait fort dans les bras, je sentais son corps contre le miens, elle passait sa main dans mes cheveux et me chuchotait "I'm glad you're here". J'aurais aimé que ce rêve ne s'arrête jamais...

PS : Pour l'anecdote et histoire de fait un pont entre ces 2 paragraphes, Wiebke est la seule personne que je connaisse qui a choisi comme photo de profil facebook la photo la plus horrible d'elle qu'elle ait pu trouver, et ça je me demande aussi vraiment pourquoi...

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06 mai 2010

Avec Amélie, j'étais peut être trop naïf ou romantique, mais je pensais sincèrement qu'on aurait pu rester ensemble très très longtemps, peut être même jusqu'à la mort. Pire encore, en Pologne j'avais l'intuition qu'à mon retour tout repartirait à zéro entre nous, qu'un nouveau départ nous attendait. Tout faux.
Avec Wiebke en revanche je sais que ça ne pourrait pas durer vraiment longtemps. Pourtant j'ai terriblement envie d'essayer. C'est idiot, plutôt que de me laisser la possibilité de construire de nouveaux souvenirs qui seront de futurs coups de couteau supplémentaires, je devrais me protéger maintenant, tant qu'il est temps. Mais j'y arrive pas. J'ai conscience de ses défauts, parfois vraiment chiants, mais ça n'y change rien, je l'aime vraiment. J'aime la regarder vivre et j'aime aussi vivre avec elle. J'aime ce que je ressens quand je suis près d'elle. Et pour le coup même si j'ai vraiment essayer de rencontrer quelqu'un d'autre, c'est totalement impossible, bien sûr il existe beaucoup de filles belles, charmantes, intéressantes etc, mais Wiebke elle a vraiment quelque chose d'autre qui lui vaut d'être souvent qualifiée de "spéciale". Elle me manque vraiment.

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30 avril 2010

I want a lover I don't have to love

Pas le courage ni l'envie de parler des différentes péripéties d'avril. Mois riche en évènements, rencontres, sourires et douleurs... Le plus important étant que j'ai (enfin) signé aujourd'hui mes contrats pour Berlin. Cette fois-ci c'est fait pour de bon. Je vais pouvoir tout recommencer ailleurs. Le boulot a l'air intéressant, c'est sous payé mais je m'en fous, j'aurai de quoi vivre et ça suffi bien. Je suis pas très sûr de prendre un abonnement internet dans mon appart berlinois, auquel cas je fermerai ce blog qui n'aura de toutes façons plus lieu d'être puisque je pars là bas dans l'idée de repartir à zéro.

Peut être que j'en dirai plus plus tard, là je suis trop fatigué, mes journées sont très chargées depuis 10 jours.

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01 avril 2010

Pas que

J'étais en train de dire à Justine que d'habitude pour pâques j'achetais des chocolats à Amélie, j'étais en train de lui parler d'un oeuf géant Barbapapa, quand soudain mes joues sont devenues humides. Des larmes. Pas vu venir. Sûrement de me rendre compte qu'aujourd'hui je n'ai plus personne à qui offrir du chocolat. Je n'existe plus vraiment. Je ne sers plus à rien. Ma psy non plus ne me sert à rien, alors je vais arrêter d'aller la voir et advienne que pourra.

Mon coeur est lourd. Et chaque jour c'est dur, voire très dur. Je n'ai toujours pas de futur concret, ça traine, ça me stresse, me ronge même.

Mon disque est bien avancé, 12 chansons terminées, 5 en chantier et d'autres qui ont déjà été éliminées. Je suis content parce que j'ai créé un groupe ce qui fait que rien ne se fera sous mon nom, et je me sens mieux comme ça. En plus je suis dans les temps, chose que je n'aurais jamais crue possible, du coup le disque sera probablement terminé comme prévu à la fin du mois. 

Et sinon j'écoute beaucoup Bright Eyes, je me retrouve dans ce que Conor Oberst chante, chuchote, hurle.

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14 mars 2010

Alors voilà, il est presque 2 heures du matin et je n'ai personne avec qui partager ma joie, mon excitation, mon impatience, ma fierté aussi, alors j'écris ici. J'ai commencé à enregistrer les chansons du disque, et putain... ça de la gueule! J'en reviens pas d'en être arrivé là aujourd'hui. J'ai bossé sur 2 chansons très différentes, 1 très expérimentale, très sombre, très originale et l'autre une petite chanson pop-folk avec une mélodie qui me semble très efficace. C'est là que je mesure le chemin parcouru, les progrès que j'ai fait aussi. Waou... Je suis vraiment content du résultat et j'aimerais envoyer déjà ce que j'ai fait à Wiebke, mais faut que je tienne le coup, ne rien lui faire écouter avant que le cd ne soit terminé... C'est pas gagné... En tout cas ça fait un bien fou, j'ai enfin trouvé un moyen de sortir de mon trou, enfin trouvé le moyen de ressentir des choses positives, alors c'est décidé je vais me noyer complètement dans mon projet de cd jusqu'à ce qu'il soit terminé. Après par contre ça risque d'être un grand vide...

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12 mars 2010

Longue discussion téléphonique avec Wiebke. Je lui ai montré mes brûlures et Wiebke ne s'est pas moquée de moi. Elle m'a rassuré un peu. Juste un peu, parce que je ne suis toujours pas capable de faire confiance complètement. Elle m'a dit qu'il ne m'avait pas remplacé, qu'elle n'était pas proche de lui comme elle l'était avec moi. C'est un ami. Je me suis senti un peu mieux que d'habitude du coup. J'ai écris une chanson. Parfois j'en viens à penser que ce projet c'est un peu n'importe quoi. J'en suis à 14 chansons écrites depuis que je connais Wiebke, 14 chansons qui disent toutes à peu près la même chose "je t'aime" et "tu me manques". 14+2 chansons moins neuves, ce qui nous donne 16 titres, ça commence à faire beaucoup. Il va sûrement falloir faire du tri mais j'ai peur de ne pas être capable de ça. On verra.

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11 mars 2010

Car avec elle le ciel est bleu et les cimetières sont des champs de fleurs

Je travaille à l'écriture de mon disque. Si je les garde toutes, il y aura 15 chansons. 8 sont terminées, les autres sont en chantier, plus ou moins avancées. Je ne me rends pas vraiment compte de la qualité de ce que je fais car je n'ai plus personne à mes côtés pour me (sup)porter comme le faisait Amélie. Alors c'est un peu compliqué. Mais j'ai joué 2-3 chansons à une amie qui m'a dit "elles sont jolies tes chansons tristes". Alors j'y crois, parfois. 8 chansons en anglais, 6 en français, 1 en suédois, regroupées sous le titre "I'm too sad to tell you".

Et sinon, je suis toujours en souffrance malgré le travail avec la psychologue. Je ne sais pas vraiment si ça ira mieux un jour, mais si oui, je serai probablement un des hommes les plus heureux du monde. Il faut avoir souffert, frôlé la mort comme je la frôle encore pour être capable d'être vraiment heureux. Je sais que je peux l'être. Wiebke, je t'en supplie, attends moi.

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25 février 2010

I need her life in my life

J'ai tout à fait conscience que je suis en train de gâcher ma vie, de gâcher mon temps depuis environ 5 mois maintenant.  Mais j'y peux rien, je fais pas exprès, c'est juste que j'ai plus la force, plus le goût, et malgré mes efforts, malgré quelques petites bouffées d'oxygène, j'ai l'impression que j'en verrai jamais le bout. Et parfois je me dis que ma décision de partir à Berlin pour me rapprocher de Wiebke est une erreur parce que cette fille est terriblement toxique pour moi. Finalement ça a commencé à aller moins mal pour moi quand j'avais réussi à me faire violence et à couper les ponts avec elle. Au bout de 3 semaines je sentais que très doucement je perdais un peu du poids qui me plombe. Mais voilà tout a recommencé, j'ai de nouveau entendu son sourire et j'ai recommencé à y croire, croire qu'on pourrait être heureux tous les deux, je l'ai laissée revenir hanter mon esprit. Du coup je suis de nouveau complètement paralysé. J'ai besoin d'elle, vraiment, j'ai besoin de son sourire dans ma vie pour avoir force et envie. Quand Wiebke sourit tout s'éclaire autour de moi, tout devient simple, magnifique, poétique. Fait chier, j'ai trop mal pour réussir à mettre de l'ordre dans mes pensées, je n'arrive pas à m'exprimer, pas à trouver les mots pour expliquer, raconter, alors tant pis, je m'arrête là. Ah oui, j'allais oublier, Rouen, c'est fini.

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18 février 2010

Je ne suis plus capable de faire confiance. Ni à moi, ni aux autres. Et j'en souffre terriblement. Je suis allongé, je regarde les minutes défiler lentement et des images horribles me viennent à l'esprit. J'ai peur. A l'intérieur ça tiraille. J'ai mal. J'ai beau essayer de penser au positif, aux pas que Wiebke a fait vers mois ces derniers jours, ça n'y change rien. Elle est arrivée aujourd'hui en Serbie pour une dizaine de jours. Là bas elle va rencontrer beaucoup de monde, elle va travailler et partager son séjour avec d'autres personnes, des gens qui parlent la même langue qu'elle. Et peut être que parmi eux elle va rencontrer un garçon. Peut être que comme Amélie par le passé, elle ne va pas mettre longtemps à m'effacer, me remplacer. C'est tellement insupportable de penser à ça et de me dire que quoiqu'il arrive je n'y pourrais rien. J'ai si peur qu'elle m'abandonne. Et je me sens tellement nul, minuscule et pas aimable que ça ne m'étonnerait pas qu'elle rencontre quelqu'un de mieux.. beau, brillant, drôle, intelligent... Quelqu'un d'aussi formidable qu'elle.

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13 février 2010

Je veux reprendre ma place

Oh moi aussi je t'embrasse ma princesse, ma miss, ma déesse, je goûte tes lèvres, les explore, les dévore. Voilà à peu près ce que j'ai pensé à la lecture des derniers mots de son mail, "I hope to hear you soon. Je t'embrasse. Bonne nuit, Wiebke". J'avais les larmes aux yeux. "Je t'embrasse". Et en français en plus. Pas "bisous", non, mais "je t'embrasse", le genre de mots qui vous fait bondir un coeur. Elle m'embrasse, comme elle l'avait fait le 30 juin dernier juste avant que je ne monte dans le train pour Varsovie.

Tout semble si différent entre nous depuis que je lui ai annoncé ma probable venue à Berlin. J'ai l'impression que l'on se retrouve, que le 1er juillet est pour dans quelques mois. Elle revient vers moi. Peut être est-elle prête à faire quelques pas vers moi maintenant que j'en ai fait un géant de plus de mille kilomètres pour me retrouver tout près d'elle. Peut être est-elle prête à me laisser une chance de reprendre la place que j'avais réussi à me faire petit à petit dans son coeur, peut être est-elle prête à nous laisser une chance. Alors, peut être bien que dans 4 mois je caresserai de nouveau ses cheveux que j'aime tant en embrassant son petit front pendant qu'elle ferme doucement ses grands yeux d'enfant. 

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08 février 2010

Amélie,

Peut-être qu'aujourd'hui tu lui as demandé "on est l'combien ?", qu'il a répondu "le 8, on est le 8 février", et puis, et puis rien. Je suis sûr que ça n'a pas résonné en toi cette date du 8 février. C'était y'a un an, et je revois toute la journée très bien. Tu ne voulais pas que je parte, puis finalement tu n'as plus voulu que je revienne. A l'aéroport, je tenais ta main, j'essayais de retarder au maximum le moment où je devrai la lâcher, mais contre le temps on ne peut rien. Et tu vois, c'est étrange hein, parce que rien que d'écrire ces lignes là, je me sens à vif, je pleure, oui je pleure en te revoyant de l'autre côté me faire signe de la main, les yeux humides, je me revois, orphelin dans la salle d'embarquement à ne pas retenir mes larmes, je revois les gens autour qui n'étaient pas des êtres humains, juste des figurants. Mon petit poucet me manque parfois, la complicité qu'on avait toi et moi, cette simplicité, pas de "chis-chis" comme tu disais. Et tu vois, aujourd'hui, y'a des fois où je m'en sors vraiment pas, tu n'as pas idée comme je m'en sors pas. Tu n'as pas idée comme vivre m'est douloureux. Et plus ça va (ou plutôt moins ça va), et moins j'arrive à faire semblant. Tout le monde a remarqué mon rapport pour le moins nouveau à l'alcool, aussi bien mes amis que ma famille. Devant mes parents et ma soeur j'arrive encore à donner le change, mais mes amis sont tous plus ou moins au courant de mon mal de vivre, même sans que j'en parle forcement ouvertement, ils l'ont vu. Ils sont gentils avec moi tu sais, Elodie m'a dit que j'avais "pas le droit de faire une dépression", Aurélien que je devrais faire gaffe avec l'alcool, et que la seule vraie solution, c'est le temps, et puis il y a Justine, Justine qui a peur que je mette fin à mon calvaire en mettant fin à mes jours comme on dit, Justine qui est toujours aussi gentille tu sais. Elle ne va pas très bien non plus, mais trouve encore le temps, tous les jours, de s'inquiéter pour moi. Mais malgré eux, malgré Katrin aussi, et d'autres, ça ne suffi pas vraiment, ce qu'il me faudrait je crois, c'est le soutient de mon petit-poucet, mais je sais qu'il est mort et enterré. 

Ne crois pas que j'écris tout ça pour te faire culpabiliser, pas du tout, tu as juste été l'élément déclencheur, et même là, je n'ai rien à te reprocher, tu méritais autre chose que ce que je pouvais t'apporter, et ça me fait plaisir de savoir qu'aujourd'hui tu l'as eu. Je t'écris juste parce que ça fait 1 an, parce que j'ai envie de dire la vérité, et la vérité c'est que tu as changé, que j'ai changé, et que probablement si on devait se rencontrer demain pour la première fois, on ne tomberait pas amoureux l'un de l'autre. Mais, même si aujourd'hui une grande partie de mes souffrances vient du fait que je suis amoureux de Wiebke, mon petit-poucet a gardé une place en moi, et je crois qu'il la gardera encore un petit bout de temps. Et tu sais, même si je ne suis pas quelqu'un de facile, c'est vrai, tu t'en rendais peut être pas compte, mais j'ai toujours fait de mon mieux pour que tu sois heureuse. Et je ne me souviens plus si je te l'avais dit, mais dans la nuit du 8 au 9 février, après que tu m'ai demandé de tout annuler, de revenir, j'ai été à deux doigts de le faire, j'avais même commencé à écrire un mail à Marta, ma "tutrice" polonaise pour lui demander comment procéder. Puis finalement, après avoir hésité, je ne l'ai pas envoyé. Tu te rends compte à quoi tiennent nos vies ? Un mail envoyé ou non... Si je l'avais envoyé, tout aurait été différent, mieux ou pire, je ne sais pas, en tout cas je ne regrette pas le choix que j'ai fait, car tenir la main de Wiebke dans la rue Piotrkowska ça vaut bien toutes les souffrances du monde.

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04 février 2010

Wiebke a une peau douce de bébé parce qu'elle boit beaucoup de lait. Et je voudrais pouvoir encore le constater mais pour ça je dois maintenant attendre 4 à 6 semaines afin de savoir si l'association qui va me faire travailler à Berlin va obtenir les financements nécéssaires pour me payer. Sinon, tout est annulé... L'attente va être terriblement longue. Mais c'est comme ça.

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03 février 2010

Mais qu'est-ce qu'avait pu l'amener à vouloir s'en aller, c'était quoi son projet, tu t'l'es jamais demandé ?

Il s'est passé des trucs, pas mal de trucs. A peu près tout concentré sur la semaine dernière. J'ai été à 2 doigts d'être orienté vers le service "euthanasie" d'un centre médico psychologique, finalement se sera juste "prise en charge rapide". J'ai connu la pire gueule de bois de ma vie, je passe les détails. J'ai eu la confirmation qu'à priori, sauf pépin, je pars travailler et donc vivre 1 an à Berlin au mois de mai, et je me suis dit "ça a de la gueule quand même pour 1 premier vrai boulot". J'ai recommencé à travailler sur mon projet de disque "I'm too sad to tell you", et je me suis dit que les gens n'ont pas idée à quel point c'est un travail épuisant qui demande un investissement total et permanent, ou que je sois, quoi que je fasse, ça cogite. Ce qui n'empêchera pas le résultat d'être certainement franchement mauvais. Katrin au téléphone m'a parlé de contacts à Munich, Dresden, Mainz, Francfort, Chemnitz... et on a parlé de pourquoi pas faire une petite tournée en Allemagne. Katrin, merci de croire en moi, ça fait un putain de bien de compter au moins pour quelqu'un. Après avoir tenu 3 semaines sans aucun contact, j'ai fini par appeler Wiebke qui avait appris par nos amis communs que je venais à Berlin. Elle était folle de joie, elle criait que c'était génial, riait de son rire d'enfant. Même par téléphone, elle était terriblement belle. J'avais oublié à quel point c'était bon d'entendre cette putain de princesse. On a parlé pendant 2 heures, elle m'a dit qu'elle était heureuse que j'appelle, que ça faisait longtemps... Elle m'a proposé de passer mon premier week end à Berlin avec moi, je lui ai parlé d'un concert le 11 mai, elle m'a dit qu'elle allait demander à changer d'université, et si elle est acceptée là où elle veut aller, elle sera alors à à peine 1 heure de Berlin et pourra s'y rendre autant qu'elle veut et gratuitement. Je me demande si à ce moment là nous avions les mêmes pensées. Je me demande si elle a pensé qu'elle pouvait être une des raisons de ma venue en Allemagne. Je me demande si elle sait que je me force à être distant, pour ma survie, et si elle sait que je l'aime toujours autant et que les filles qui m'entourent n'existent malheureusement pas. 

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19 janvier 2010

Bon Iver

Même si For Emma, forever ago est le disque que j'ai le plus écouté en 2009, parfois ça reste encore douloureux... Même si... ? Ou plutôt Parce que ?
Quoiqu'il en soit c'est vraiment un disque exceptionnel, et je crois que je pourrais demander en mariage une fille qui me dirait qu'elle aime ce disque. 

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13 janvier 2010

On se connaissait depuis peut être 1 heure lorsqu'en me fixant avec ses grands yeux bleus elle m'a dit "toi tu es un mec brisé, complètement brisé. Tu es comme un miroir, je veux dire, bien sûr on peut te réparer mais tu seras jamais comme avant". Ce qui est bien avec l'accent québécois c'est qu'il est tellement sympathique que même la plus sexy des filles semble abordable. Elle était tellement belle que je ne pouvais m'empêcher de la regarder marcher dans les rues de Porto. Et son accent tellement marrant que je lui parlais comme si elle était un pote, j'arrêtais pas de dire des conneries, et chaque fois qu'elle rigolait je prenais ça pour un encouragement. N'empêche que cette phrase qu'elle m'a balancé entre 2 salves de rires était d'une incroyable justesse. Oui, je suis brisé, cassé, ce que tu veux princesse et à vrai dire je ne m'en sors pas vraiment. Je me suis fait poignardé par surprise par la seule personne au monde à qui je m'étais ouvert. Elle ne savait pas tout de moi, car j'aurais eu trop peur de la perdre en lui donnant un accès illimité à toutes les pièces, mais aujourd'hui encore personne ne me connaît mieux qu'elle.

Puis Wiebke est arrivée. On se connaissait de loin depuis février mais je ne l'aimais pas tellement. Sauf que ce soir là quand elle a accompagnée Fleur dans sa visite nocturne, j'étais complètement détruit, plus aucun système de protection, le coeur à nu. Alors elle s'y est installé, certainement juste par curiosité. Sauf qu'on ne s'installe pas dans un coeur juste par curiosité, et encore moins dans le miens. Quelque chose a commencé à se tisser entre elle et moi, prenant rapidement une ampleur inattendue, nous avons été heureux côte à côte, à tel point qu'à un moment donné elle s'est mise à douter, à devenir presque aussi faible qu'une fille amoureuse, à me dire parfois qu'elle avait peur de me perdre. Puis du temps est passé, elle a repris sa route et chacun des pas qu'elle fait désormais loin de moi est un coup de cutter supplémentaire. Certains sont plus violents que d'autres, mais tous font mal. Je crois que j'ai peur de ne plus jamais retrouver cette complicité, cette simplicité, ce sentiment de bien-être. A moins que tu ne veuilles m'épouser petite fée ? Non, ne me ne réponds pas, je vois dans tes yeux que tu es une démolisseuse de coeur. Comment ça, non ? Es tu bien sûre ? Peut être ? Ah, tu vois. Ne nous embrassons pas, je suis tellement détruit que même ça je ne pourrais pas.

Et aujourd'hui, j'imagine qu'elle doit être en train de briser un coeur Québecois pendant que moi je m'accroche, je sais que 2010 est l'année d'un nouveau départ à l'étranger. Hier on m'a proposé de partir travailler 1 an en Amérique du Sud jusque mars 2011. J'ai refusé mais ça confirme le fait que je vais avoir de belles opportunités. Et c'est ça qui me maintient la tête hors de l'eau, cette perspective de m'en aller de nouveau. Et la présence de Katrin aussi.

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06 janvier 2010

Mon amie

Je sais pas trop par où commencer, que raconter, que laisser de côté, ça fait tellement longtemps que je n'ai plus écrit ici. Je suis toujours amoureux de Wiebke et c'est affreux car je n'arrive pas à passer à autre chose. Quand une fille m'a demandé au Portugal si j'avais une copine, je n'ai rien trouvé de mieux que de répondre la vérité : "non, mais je suis amoureux d'une fille...". Je suis fidèle, fidèle à mes sentiments, et l'ai toujours été. Wiebke c'est une obsession pour moi, elle me hante constamment, me pourrit la vie par son absence, si je n'y arrive plus c'est parce que cette fille me tue. De temps en temps, j'essaye de me débattre, je prépare mon départ à l'étranger pour 2010, un départ qui sonne un peu comme une dernière chance pour moi, dernière chance de construire quelque chose de nouveau, dernière chance d'aller mieux. Un départ pour 1 an au moins, peut être plus. Un départ qui pourrait me permettre de me rapprocher d'elle sans pour autant qu'officiellement ce ne soit pour elle que je sois là.

C'est grâce à ma semaine chez Katrin que j'ai eu la force de bâtir ce projet de départ, et même plus, parfois je me dis que je lui dois le fait d'être encore en vie. Et même si ma vie n'est pas heureuse, peut être qu'un jour elle le redeviendra. Katrin est là pour moi, comme je suis là pour elle, dans ses yeux qui me regardent je vois une sincère bienveillance, et parfois même une sorte d'amour fraternel, ça fait du bien. Le Guillaume que je vois dans les yeux de Katrin est un mec bien, et beau aussi, je la revois passant sa main dans mes cheveux et me disant assez soudainement, au milieu de rien, "you're handsome". Comme ça, ça n'a l'air de rien, mais c'est pas rien. Katrin c'est mon amie imaginaire réelle, c'est grâce à elle que j'ai découvert que l'amitié était quelque chose à ne pas négliger et qu'aujourd'hui j'en arrive même à penser qu'une amitié comme celle là est plus forte qu'une relation amoureuse, car plus durable. J'aimerais avoir la force de lui dire tout ça, mais j'ai toujours été trop pudique pour pouvoir exprimer ce que je ressens vraiment. J'aimerais aussi écrire au moins une chanson pour elle plutôt que de continuer à n'écrire que des chansons à cause de Wiebke qui ne les écoutera peut être jamais.

Posté par Guillaume_Vertov à 22:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]